vendredi, 07 avril 2006
FAMILLE EN DANGER?
La famille Ricoré est en danger !!! Comme l’a si finement remarqué Laurence Parisot, présidente du MEDEF, « la vie, la santé, l’amour sont précaires… » (Par la suite Mme Parisot fait un lien avec la précarité du travail ce qui est beaucoup moins intéressant).
Nous retiendrons surtout que Mme Parisot est une fine observatrice de notre société. Elle a entièrement raison : l’amour est précaire.
Partant de ce constat, le législateur doit être attentif à un point : que les fruits des amours précaires ne subissent pas trop cette instabilité. Pour cela, il semble essentiel de faire évoluer le droit. En effet, les nouvelles formes de relations d’autorité qui existent dans les familles dites recomposées ne sont pas assez légitimées. Il n’est pas question de porter préjudice aux droits des parents biologiques, mais il me parait naturel de donner des droits et des devoirs aux personnes (beaux-pères, belles-mères) qui, au quotidien, participent à l’éducation des enfants.
Ces liens affectifs, souvent aussi forts que les liens naturels, ne doivent pas être négligés. La mission des parents est une lourde tache que la loi doit encadrer, promouvoir et soutenir.
On peut ainsi donner plus de légitimité au compagnon non-parent et faciliter la gestion du quotidien dans une famille recomposée en assouplissant la délégation d'autorité parentale. De plus, en cas de décès ou de longue maladie du parent, cette évolution assurera un certain nombre de droits (visites, garde…) au parent non biologique.
Enfin, cette réforme du code de la famille apporterait aux couples homosexuels la possibilité d’avoir des droits partagés dans l’éducation des enfants sans pour autant retirer la légitimité des liens biologiques.
Les relations familiales sont complexes, notre société doit innover et proposer de nouveaux statut parentaux afin d’accompagner les évolutions de la cellule familiale et d’apporter un soutien aux parents dans leur travail d’éducation.
Cédric BAILLET
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mardi, 21 mars 2006
CHANSON REALISTE...
Franchement, je n’en avais pas conscience mais, à mon horreur, j’ai découvert que Internet pouvait tuer les artistes... Allez, n’ayons pas peur des mots : C’est la mort de l’art.
Y’en a un qui a eu de la chance de naître dans les années 80 : C’est Jordy. Et oui... Sans rire, qui aurait aujourd’hui l’idée de payer 5 euros pour acheter son CD 2 titres : on le téléchargerait !!!
Bon, je me demande si c’est réellement un scandale que le téléchargement gratuit ne permette plus à un Jordy ou à un Patrick Hernandez de vivre toute leur vie sur les rentes d’un seul titre !!!
Notez bien que je ne veux pas porter de jugement sur leur qualité artistique. Tout créateur a le droit de vivre de ses créations. Mais notre vision de la propriété intellectuelle des œuvres artistiques est récente : Est-ce si légitime de gagner de l’argent à chaque fois qu’un air musical de sa création est chanté ou écouté quelque part dans le monde ? L’histoire de la création artistique nous enseigne même l’inverse, des troubadours du Moyen-âge en passant par les chansonniers du 19ème siècle.
En réalité, le téléchargement gratuit ne menace pas la création artistique, mais oblige l’industrie du disque à changer son modèle de développement et à assainir son marché. Les vrais artistes ne risquent rien même si, en effet, leur métier change et qu’il doivent faire preuve d’imagination pour conquérir le public : le téléchargement gratuit annonce peut-être la fin du matraquage sur les radios musicales couplées à une campagne marketing. En réalité, nous revenons simplement à une situation normale, la situation antérieure au monopole de l’industrie du disque. Et la loi DADVSI n'empêchera pas cette évolution...
Cédric BAILLET
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