mercredi, 16 mai 2007
REFORME DES INSTITUTIONS
1) Quel rôle pour le président et le premier ministre?
Le président montre une ligne directrice (art 5) et le premier ministre détermine et conduit avec le gouvernement la politique de la nation (art 20).
2) Le contrôle du pouvoir doit être effectif la V ème république bien équilibrée en théorie qui possède tous les contre pouvoirs au pouvoirs est devenue caduque. Le parlement a besoin d'avoir un droit de regard et même de nomination. Cette légitimité il l'a tient du peuple. Il est parfaitement intolérable de constater que des organes importants, conseil constitutionnel, CSA ont leurs membres nommés par le chef de l'état. Comment alors le conseil constitutionnel peut-il garantir une pleine impartialité devant l'interprétation des lois si les membres sont nommés par la majorité en place? Une des solutions proposées par François Bayrou est que ces nominations soient approuvées par le parlement à la majorité des 3/5.
3) Le parlement (enfin) vrai représentant du peuple.
Le parlement sous la V ème République a été relégué à la 3eme place en importance de pouvoir derrière le premier ministre et le président. Pour gouverner et réformer en profondeur le pays, une large majorité représentative du peuple est nécessaire. Ce qui n'est pas le cas actuellement. Le projet de François Bayrou de vouloir gouverner au delà des clivages gauche-droite avec des gens d'accord sur l'essentiel s'exprime par la volonté de rendre au parlement de l'importance.
a) Le parlement en adoptant une proportionnelle partielle à 50% gardera sa stabilité et représentera mieux le peuple: c'est sa fonction première.
b) Par cette nouvelle légitimité il renforcera son pouvoir et sera enfin un contrepoids efficace à l'exécutif.
c) Le gouvernement ne pourra user arbitrairement du 49-3 afin de faire passer en force une loi d) Le parlement sera plus indépendant, maître de son ordre du jour.
e) Les députés pour assurer pleinement leurs rôles de représentant du peuple ne cumuleront plus de mandat.
Thomas LAROCHE
09:30 Publié dans Point de vue | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
vendredi, 20 avril 2007
INDECISION ?
On dit que beaucoup de Français sont encore indécis dans leur choix à faire à seulement quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle.
Pourquoi cette indécision ?
Je pense que le vrai clivage est là : il existe une extrême gauche qui à sa légitimité, son histoire, ses valeurs, et il existe une nouvelle voix, la gauche de gouvernement qui s’assume, la « troisième voix ». Et le PS de Ségolène Royal est coupé en deux entre ces deux options.
Citoyen, votre avenir est entre vos mains, osez recomposer la vie politique française, et pour cela il faut voter François Bayrou dès le 22 avril !!
Maxime Gallezot
12:20 Publié dans Point de vue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 07 avril 2007
POUR UNE NOUVELLE MAJORITE
Gouverner au centre. Imposture, mirage ou réelle adéquation à la volonté des Français ?
Las des alternances perpétuelles qui se succèdent depuis près de 25 ans, les Français semblent désireux de mettre un terme à cette forme de gouvernement en zigzag, qui tel le mouvement de la marée, se répète élection après élection. Une nouvelle donne s’impose, et c’est cela que François Bayrou propose.
Les enjeux majeurs de la prochaine élection présidentielle et des législatives qui suivront sont connus de tous. Il s’agit de s’attaquer au problème du déficit budgétaire (1200 milliards d’euros), de maintenir la qualité de notre système éducatif, de poursuivre la lutte contre le chômage, d’engager une réforme juste du régime des retraites, d’accentuer les efforts de recherche de notre pays, de mieux prendre en compte les impératifs écologiques de notre planète, de relancer la construction européenne pour maintenir le rayonnement de la France dans le monde. A quelques nuances près, les principaux candidats sont d’accord sur ces points.
Serions-nous le seul pays où les clivages partisans seraient jugés supérieurs aux intérêts du pays ? Les gouvernants ne seraient donc pas capables de mettre certains préjugés idéologiques archaïques de côté – la guerre froide est terminée depuis 15 ans – pour faire face aux défis de la France ?
La candidate du PS et le candidat de l’UMP, dont les scores ne semblent pas si éloignés de ceux que les sondages prêtent à Bayrou, prétendent qu’eux seuls seraient capables de bâtir une majorité stable pour gouverner le pays au lendemain de la présidentielle. Postulat péremptoire pour deux partis qui s’échangent le pouvoir, à défaut d’arriver à le conserver ! Le centre conduirait selon eux à l’immobilisme. Il y a cependant beaucoup plus de convergences sur le fond entre l’aile sociale-démocrate du PS, l’aile centriste de l’UMP et l’UDF, qu’entre les éléments agglomérés du parti de Sarkozy ou de celui de Royal. La majorité des électeurs en est convaincue, le gouvernement de coalition en Allemagne en offre une preuve éclatante, mais les appareils partisans préfèrent l’ignorer, du moins officiellement.
Observons la situation alsacienne :
Les députés alsaciens sortants, dont beaucoup viennent de la famille centriste, occupent une position bien singulière dans cette campagne. Ils sont plus prompts à affirmer à demi-mot quelques réserves sur la position stratégique de Bayrou (DNA de dimanche 25 mars) qu’à témoigner un soutien sans faille au chef du parti qu’ils ont rejoint en 2002.
Et, en coulisse, certains laissent déjà entendre qu’ils seraient prêts à rejoindre le nouveau parti que Bayrou veut créer au lendemain des présidentielles (on n’est jamais trop prudent…). L’exemple alsacien n’est, n’en doutons pas, un cas isolé. Bayrou obtiendra des Français une majorité au Parlement s’il est élu.
Voter Bayrou, c’est être assuré que les cartes du jeu démocratique seront redistribuées de manière plus juste et équitable au lendemain du 6 mai. Ne laissons pas passer cette chance.
Thomas Joerger
(candidat UDF pour les élections législatives - circonscription de Wissembourg)
10:00 Publié dans Point de vue | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mardi, 06 mars 2007
MOBILISE(E)S !
Alors que la mobilisation de l’UDF 67 - et particulièrement des Jeunes UDF - dépasse les 100 %, un article de notre quotidien régional raille l’investissement des bénévoles qui auraient des petites « habitudes », seraient justes bons à passer l’aspi ou à faire « la claque » durant les meeting !!!
Franchement, les attaques sur les stratégies, les positionnements, les personnalités, les mesquineries des élus... rien ne me dérange... mais là c'est les militants qui sont présentés comme des neuneux incapables de donner un programme...
Nous avons donc réagi à cet article pour souligner que l’investissement bénévole des militants est indispensable à la démocratie et que cet engagement - souvent sérieux et exigeant - mérite d’être pleinement valorisé.
Je remercie le quotidien d’avoir eu l’ honnêteté de publier des extraits de ma réaction.
« Je souhaite réagir à votre article paru dans les DNA du jeudi 1° mars.
Dans celui-ci, vous ironisez sur la difficulté de rencontrer les permanents de l’UDF 67. J’aimerais attirer votre attention sur le fait que notre parti politique ne compte aucun permanent ou salarié dans notre département. En effet, l’UDF 67 n’a aucun élu parlementaire à la différence de l’UMP ou du PS.
Les permanences, l’entretien des locaux, l’organisation des actions, le secrétariat et la gestion des sites Internet sont donc entièrement effectués par des militants bénévoles. Très souvent, de jeunes personnes mues par un idéal, qui accomplissent leurs tâches avec dévouement, sérieux et esprit critique... mais en supplément de leur activité professionnelle, de leur vie familiale et sociale. En cette période électorale, les militants ne ménagent pas leur peine : aucune « habitude », continuellement « bousculés », ne faisant jamais « relâches », nous vous invitons à les rencontrer pour le constater par vous même !
Nous prenons donc notre mission au sérieux mais vous comprendrez que l’engagement politique est le fait de citoyens : les partis ne doivent pas devenir des entreprises ni des commerces, les électeurs ne sont pas des clients !
Ceci annoncé, il existe de très nombreux moyens pour nous rencontrer : l’Internet, le courrier, le téléphone et le répondeur en cas d’absence. Nos élus et nos militants effectuent des permanences régulières. Nous sommes aussi disponibles sur les marchés ou lors des rencontres qui sont annoncées dans les colonnes de votre quotidien. Nos locaux sont très régulièrement ouverts lors de réunions, de débats, de conférences de presse. Les journalistes y sont d’ailleurs systématiquement convié(e)s par la diffusion de communiqué de presse.
Et pour l’électeur qui, comme vous le dites, « veux profiter de son samedi pour aller quérir de la prose électorale », nous ne ménageons jamais notre temps libre et sommes prêts à accepter des rendez-vous jusqu’au domicile des électeurs pour présenter le programme du candidat que nous soutenons.
Le ton que vous utilisez est évidemment de votre propre liberté. Il met cruellement à jour quelques déficiences de notre système politique : les manques de moyens de certaines formations dans l’incapacité de rémunérer du personnel et surtout l’image négative donnée à l’engagement politique qui entraîne le trop faible pourcentage d’adhésion des citoyens dans les partis.
Le problème est donc réel. Sa résolution - qui est de la responsabilité de chacun, citoyens, élus mais aussi medias - ne se trouvera pas dans un essai comparatif mais en montrant d’abord l’importance de l’engagement et sa grandeur. »
L'article des DNA du jeudi 1er mars article.jpg
La réaction publiée le mardi 6 mars reaction.jpg
Cédric Baillet
14:10 Publié dans Point de vue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 20 février 2007
FAUSSE NEUTRALITE ...
Fausse neutralité et vraie impartialité : libres propos sur la profession de journaliste.
Dans cette campagne présidentielle les média sont sur la sellette. Dernière victime en date : l’inaltérable Alain D., coupable de… délit d’opinion !
Victime d’une suspension-sanction pour avoir, il y a quelques mois, « confessé » qu’il voterait pour un certain François B. aux élections présidentielles. Le service public drapé dans le voile de la neutralité refuse que ses journalistes puissent exercer leur activité pendant la campagne si des liens trop intimes avec certaines personnalités politiques sont connus du grand public. Car le problème n’est pas de savoir si ces journalistes ont effectivement manqué à leurs responsabilités en faisant preuve objectivement de partialité, mais la crainte que l’on puisse penser que… Il faut donc taire les opinions, les préférences subjectives même si elles existent et faire comme si...
Exit donc Monsieur D., à venir bientôt les vacances forcées de Mesdames Béatrice S. et Marie D., dont le retrait temporaire semble toutefois avoir été négocié plus en douceur. Mais volontaires ou forcées, ces suspensions posent le problème de ce que l’on attend d’un journaliste.
L’impartialité, la neutralité seraient les critères de base de la profession. Bien…
Il est en effet fondamental que les candidats soient traités de manière équitable, que certains ne soient pas sommés de dire pour qui ils voteront pour le second tour et aient à se justifier de vouloir jouer un rôle, quand d’autres disposent de prime time pour exposer leurs idées. Le temps de parole accordé ne suffit pas à garantir ce traitement équitable que l’expression d’une préférence politique ou des liens personnels viendrait, au contraire, mettre en danger. Et d’ailleurs, quel cas fait-on de la compétence de ces personnes pour croire qu’elles ne sont pas capables de faire la part des choses ? Faut-il donc céder aux pressions d’une théorie des apparences qui n’amènera sans doute pas la profession à faire ce que l’on attend réellement d’elle : poser les questions qui dérangent, ne pas accepter de laisser les candidats diffuser de fausses informations, rétablir les vérités de base, bref avoir un peu travaillé les dossiers pour sortir des micro-trottoir et ne plus « servir la soupe » aux candidats, contrairement à ce que l’on nous offre habituellement.
Je ne réclame pas la neutralité à un journaliste. Il faut faire le deuil de ce qui n’existe pas. Avoir une opinion et l’exprimer ne signifie pas que l’on soit incapable d’avoir du recul et de traiter les personnes de manière impartiale. De plus, la connaissance par le public de cette préférence ne lui permet-elle pas de se faire une idée de manière plus éclairée ? Pense-t-on que les journalistes ne votent pas ? Certains se l’imposent comme l’éthique ultime de cette objectivité affichée, mais doit-on en faire une règle ? Certainement non.
Ce que j’attends d’un journaliste c’est de la compétence, de l’intransigeance et de la résistance! Ce que je veux pour les journalistes ce n’est pas l’autocensure, c’est la liberté ! Une liberté qui doit permettre de ne pas céder aux pressions : pressions des politiques monnayant interviews et informations, pressions de l’employeur, lui-même soumis à la pression économique de la concentration des entreprises de presse.
Ne tombons pas dans le totalitarisme : il ne s’agit pas d’exiger le « coming out » politique de tous les journalistes car l’opinion politique est une donnée privée que l’on doit être libre de préserver. Mais dans notre République celui qui, volontairement ou maladroitement, la révèle ne devrait pas subir de mesure répressive. Il y a un vieux texte qui dit « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi ». Mais ce n’est que la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, alors….
23:45 Publié dans Point de vue | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
dimanche, 14 janvier 2007
LANGUES ET DEMOCRATIE
Officiellement monolingue, la France est en réalité un pays plurilingue ! François Bayrou et moi en savons quelque chose car, en plus du français, nous parlons la même langue : l'occitan, lui sous sa forme béarnaise, moi, selon les circonstances, sous ses formes provençale et languedocienne. Cette langue – connue aussi sous le nom de langue d'oc, qui fut celle des troubadours et qui a donné au français, entre autres, le mot amour – , François Bayrou, qui n'ignore pas son officialité dans la Navarre d'Henri IV, l'a même honorée d'un discours public, en octobre 1993, devant le Conseil général des Pyrénées-Atlantiques, si mes informations sont exactes.
Si donc, comme je l'espère, François Bayrou était élu Président en 2007, il serait le premier chef d'Etat républicain issu d'Occitanie (les territoires de langue d’oc) à assumer ses origines, et avec d’autant plus de facilité que le projet de constitution proposé par l’UDF reconnaît le respect dû aux langues régionales, éléments essentiels du patrimoine culturel français.
La démocratie y serait gagnante, car respecter l’alsacien, le basque, le breton, le catalan, le corse ou l’occitan, c’est encourager la liberté d’expression, c’est, sans nuire au français comme langue commune, faire entendre d’autres voix, d’autres points de vue qui peuvent enrichir la France. C’est aider à se libérer du carcan du jacobinisme qui à force de concentrer toutes les énergies sur Paris tend à oublier le reste du pays. C’est grâce au bilinguisme faire des citoyens plus aptes à s’ouvrir à d’autres cultures. C’est donc renforcer l’Europe mais aussi, en montrant qu’elle peut être à la fois celtique, latine et germanique, la France dans l’Europe.
(illustration de Tomi Ungerer)
14:00 Publié dans Point de vue | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
lundi, 27 novembre 2006
Quelques réflexions nocturnes à propos de l'éthique en politique….
Comme dans beaucoup d'enceinte politique, le spectacle que donne le Conseil Municipal de Strasbourg est, il est vrai, toujours un peu désolant. Une municipalité présomptueuse qui néglige la correction la plus élémentaire envers une opposition trop souvent démagogue et face à des conseillers complaisants… Triste spectacle que celui de la démocratie locale, c'est certain ! Pourtant, je ne pense pas pour autant que les choses soient clairement clivées entre une "vieille UDF" coupable de tous les vices et une "UDF indépendante" qui serait exempte de défaut. Le travail d'une municipalité est une tâche éminemment difficile et il est toujours beaucoup plus simple de formuler des critiques d'ordre général que des propositions vraiment opérationnelles et pertinentes… Cela ne veut pas dire, c'est évident, que nous devons approuver tout ce que la majorité municipale propose mais je pense néanmoins que la critique de notre parti doit toujours être posée et constructive et ce d'autant plus que certains membres de l'UDF fournissent un travail aussi remarquable que discret au sein de cette même municipalité.
Je crois profondément aux valeurs d'humanisme et de pragmatisme qui fondent notre mouvement mais je pense également, au nom même de ses valeurs, que l'UDF doit prendre les plus grandes précautions afin de ne pas tomber dans une logique clivée et radicale propre aux partis minoritaires et extrémistes. Cette logique, si clairement mise en évidence par les sociologues ou dans l'œuvre d'Hannah Arendt et qui oppose sur une base purement idéologique les bons et les méchants, les justes et les injustes, les pures et les impures… Cette logique qui mène à l'exclusion de tous ceux qui ne pensent pas exactement comme celui qui décide de la norme… Cette logique qui mène au totalitarisme… Il y a maintenant pas mal d'année, j'ai quitté le parti des verts par lassitude de voir traiter de fascistes tous ceux qui n'étaient pas aussi radicaux que les plus radicaux des militants… Peut-on imaginer aujourd'hui de voir des personnes exclues de l'UDF pour des motifs aussi subjectifs qu'un manque d'humanisme, de pragmatisme ou même un manque de motivation à défendre le candidat de l'UDF ??? L'UDF à des statuts et un règlement intérieur définissant un certain nombre de procédures qui sont autant de garanties contre cet arbitraire, il nous appartient de les appliquer sans états d'âme mais également de les respecter.
A mon sens l'éthique politique n'est jamais collective, elle est individuelle et les militants (à l'interne) et les citoyens (en général) en sont les garants. Nous avons soutenu à 90% la ligne proposée par notre président en faveur d'une UDF forte et indépendante, et c'est à chacun de nous maintenant de faire vivre cette idée non par une logique d'exclusion et de mise en cause mais par une œuvre de conviction et de proposition.
Quant à l'éthique d'une personnalité politique enfin, elle est bien souvent fort différente de son discours public… Il y a des personnes compétentes et éthiquement remarquables au sein de tous les partis et de tous les courants d'idées… C'est justement, il me semble, l'idée même défendue par F. Bayrou à propos d'un gouvernement d'union nationale. Mais l'inverse est également vrai et nous nous devons d'être des plus vigilants sur ce point. Une personne qui défendrait publiquement humanisme, pragmatisme et indépendance de l'UDF mais n'hésiterait pas à recourir par ailleurs à la calomnie, au mensonge ou à la manipulation serait-elle légitime à porter nos couleurs lors des échéances internes ou externes ? Cette question, je pense que nous avons également le devoir de nous la poser et de prendre nos responsabilités en conséquences, particulièrement en ce temps d'élections ou les ambitions individuelles s'affirment plus particulièrement. C'est le prix à payer pour une véritable "nouvelle politique".
Gwénaël JUHL, Président des Jeunes UDF Alsace01:15 Publié dans Point de vue | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
vendredi, 10 novembre 2006
PETIT PLAIDOYER POUR LE BILINGUISME
La promotion du bilinguisme reste un enjeu de chaque instant dans notre région. Les raisons en sont évidentes. L’alsacien, l’allemand et le français sont des langues complémentaires en Alsace pour des motifs à la fois historiques et culturels. Leur maîtrise semble d’autant plus souhaitable sinon indispensable qu’une partie de la vitalité économique de la région tient à sa position géographique privilégiée au cœur de la dorsale européenne, cette énorme concentration d’hommes, de richesses, de matière grise qui court du bassin de Londres au Nord de l’Italie, le long de l’axe rhénan. La France est de surcroît le premier partenaire commercial de l’Allemagne et réciproquement, et l’Alsace se trouve au centre de ces échanges.
Les 63000 travailleurs frontaliers alsaciens ont longtemps profité de cet avantage de situation et ont contribué à faire de notre région la championne française du plus faible taux de chômage. Les évolutions des conjonctures économiques en France et en Allemagne, la flexibilisation croissante du travail, la concurrence d’une main d’œuvre originaire d’Europe centrale et orientale ont quelque peu modifié la donne. A ces facteurs s’ajoutent les difficultés rencontrées par les Alsaciens plus jeunes qui postulent aux fonctions occupées par leurs parents, mais dont l’accès au marché de l’emploi allemand ou suisse est limité par une insuffisante maîtrise de langue allemande.
Les efforts déployés depuis des années par le monde associatif, par de nombreux élus locaux, par des parents d’élèves, des enseignants et des artistes engagés ont fait progressivement évoluer les pouvoirs publics en faveur de la promotion de l’enseignement bilingue tant et si bien que 13000 élèves suivent actuellement une scolarité dans le système paritaire franco-allemand, depuis la maternelle jusqu’au lycée. Le Conseil régional a ainsi financé l’acquisition des nouveaux manuels franco-allemands d’histoire édités par Klett et Nathan pour les élèves de terminale Abibac (en photo).
La convention passée entre les collectivités locales alsaciennes et le Rectorat pour la période 2000-2006 était ambitieux et prévoyait notamment un enseignement hebdomadaire de trois heures dès la maternelle puis à l’école primaire et l’ouverture d’une classe bilingue dans chaque collège. L’exemple des difficultés rencontrées par les enfants de 5 ans de l’école maternelle Camille-Claudel d’Obernai, privés de site bilingue à la rentrée dernière, souligne néanmoins combien les pesanteurs de l’administration peuvent encore faire obstacle à l’accès à ce type d’enseignement. Il est important que la nouvelle convention qui se négocie actuellement ne revienne pas sur les efforts entrepris jusque là.
Or l’enseignement bilingue, loin d’être élitiste – faudrait-il cependant avoir peur du mot ? – correspond bien davantage à une forme démocratique d’apprentissage, ouverte à tous dès le plus jeune âge. Un tel système vise non seulement à élargir l’horizon culturel et intellectuel des élèves dans un espace mondialisé complexe, mais aussi à leur offrir la possibilité de poursuivre leurs études dans l’espace germanophone voire d’y trouver des débouchés professionnels. Les sections européennes allemand des lycées professionnels ainsi que l’ABIBAC – qui aboutit à la double délivrance des baccalauréats français et allemand – s’inscrivent dans cette perspective.
L’ouverture culturelle acquise grâce aux enseignements dispensés dans la filière bilingue n’est en outre pas incompatible avec l’apprentissage d’autres langues moins familières, mais contribue bien au contraire à aiguiser la curiosité des élèves pour le monde qui les entoure. Mais, dans cette petite région au cœur de l’Europe, la langue qui reste la plus importante à connaître, outre le français, est celle qu’on a le plus de chance d’utiliser dans son cercle de relations familiales, amicales ou professionnelles, c’est-à-dire celle que d’aucuns appellent parfois pudiquement la langue du voisin.
Thomas JOERGER , Professeur d’histoire géographie en section Abibac au lycée Stanislas de Wissembourg, Conseiller municipal de Leutenheim et secrétaire régional des Jeunes UDF Alsace
16:25 Publié dans Point de vue | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
samedi, 16 septembre 2006
LES RAISONS DE LA COLERE
Est-ce que cela justifie de lancer une grenade contre une association de jeunesse chrétienne ? Qui pratique la violence et l’offense ?
Pour faire mentir l'intervention papale, on aurait touvé plus efficace une contestation non-violente : au lieu de cela, des foules éructent, la vie du pape est menacée et une religieuse masacrée... "Tu me trouves violent ? Attends voir, je vais te casser le gueule !" Quelle démonstration de tolérance face à la controverse ! N'est pas Gandhi ou St François qui veut !!!
Benoît XVI a évoqué lors d'un discours le rapport entre foi, raison et violence dans la religion musulmane. Il s'est référé à cette occasion à un livre de l'empereur byzantin Manuel II Paléologue (1350-1425), dont il a commenté des passages.
Dans cet ouvrage, « Entretiens avec un musulman, 7e Controverse », présenté et publié dans les années 1960 par le théologien allemand d'origine libanaise Théodore Khoury (Université de Münster), l'empereur expose le dialogue qu'il a entretenu, probablement entre 1394 et 1402, avec un Persan musulman érudit.
Extraits de l'intervention du pape :
« Dans la septième Controverse éditée par le professeur Khoury, l'empereur aborde le thème du Jihad (la G
uerre sainte). L'empereur devait savoir que la sourate 2-256 dit : "Il n'est nulle contrainte en matière de foi" -selon les spécialistes, c'est l'une des premières sourates, datant de l'époque où Mahomet était encore sans pouvoir et menacé.
Mais l'empereur connaissait aussi naturellement les commandements sur la Guerre sainte contenus (...) dans le Coran. Sans s'attarder sur des détails, comme la différence de traitement entre les « croyants » et les « infidèles », il pose à son interlocuteur, d'une manière étonnamment abrupte pour nous, la question centrale du rapport entre religion et violence.
Il lui dit : "Montre-moi donc ce que Mahomet a apporté de nouveau. Tu ne trouveras que des choses mauvaises et inhumaines, comme le droit de défendre par l'épée la foi qu'il prêchait".
L'empereur, après avoir tenu des propos si forts, explique ensuite en détails pourquoi il est absurde de diffuser la foi par la violence. Une telle violence est contraire à la nature de Dieu et à la nature de l'âme : "Dieu n'aime pas le sang et agir de manière déraisonnable est contraire à la nature de Dieu. La foi est le fruit de l'âme et non du corps. Celui qui veut donc conduire quelqu'un vers la foi doit être capable de parler bien et de penser juste, et non de violence et de menace... Pour convaincre une âme raisonnable, on n'a pas besoin de son bras, ni d'armes, ni d'un quelconque moyen par lequel on peut menacer quelqu'un de mort...".
La phrase décisive dans cette argumentation contre la conversion par la violence, c'est : "Agir de manière déraisonnable est contraire à la nature de Dieu".
L'éditeur, Théodore Khoury, commente à ce propos : pour l'empereur, un Byzantin éduqué dans la philosophie grecque, cette phrase est évidente. En revanche, pour la doctrine musulmane, Dieu est absolument transcendant. Sa volonté n'est liée à aucune de nos catégories, pas même celle de la raison.
Khoury cite à ce propos un travail du célèbre islamologue français (Roger) Arnaldez, qui souligne que Ibn Hazm (un théologien musulman des Xe et XIe siècles) est allé jusqu'à expliquer que Dieu n'est même pas lié par sa propre parole, que rien ne l'oblige à nous révéler la vérité. S'il le souhaitait, l'homme devrait même se livrer à l'idolâtrie ».
Cédric BAILLET, d’après les DNA (15 septembre 2006)
19:20 Publié dans Point de vue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 06 septembre 2006
B.A BA
Cette année, grand retour de la lutte entre méthodes globale et syllabique. Naturellement dans cette lutte, les partisans de la méthode syllabique me sont les plus sympathiques. Mais je dois avouer que le comique des docteurs en science de l’éducation, avec leur jargon improbable, me rend si hilare que je commence à avoir un faible pour eux...
Franchement, ne réformons pas les IUFM, ce sont des réserves insoupçonnées d’intermittents du spectacle !
Cédric BAILLET
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