mardi, 13 février 2007
L'EUROPE POUR DEFENDRE NOTRE MODELE DE SOCIETE
François Bayrou avait choisi Strasbourg hier pour délivrer sa vision de l'avenir de l'Europe, devant un public imposant de plus de 3000 personnes. Il veut que la France "redevienne l'acteur majeur qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être dans l'évolution de notre continent".
Mais le projet européen est aujourd’hui en crise. "En l'état, le traité ne sera pas adopté", a-t-il estimé au sujet du traité constitutionnel européen rejeté par les Français le 29 mai 2005. Il s'est prononcé pour la convocation d'une nouvelle conférence intergouvernementale, chargée de rédiger un "texte lisible par tout le monde, court, compréhensible et offrant les garanties démocratiques nécessaires" et en cas de victoire, à soumettre cette nouvelle Constitution européenne aux Français par référendum, en 2009 en même temps que les élections européennes.
Et plutôt de que d’opposé et de diviser deux visions de l’Europe, l’une plus économique l’autre plus politique, François Bayrou pense qu’« il est possible et même souhaitable qu'un jour ces deux projets, l'Europe large et l'Europe socle, se rencontrent et s'harmonisent. On nous a longtemps regardés comme les héritiers des pères fondateurs de l'Europe. Le moment est venu de nous considérer comme des fondateurs, des refondateurs »
Cette Europe, doit être une "union de l'Europe pour changer le monde" et "défendre notre modèle de société (...) nos valeurs sociales en particulier".
Par ailleurs, "il ne suffit pas de voter pour quelqu'un pour que tout s'arrange", a-t-il prévenu. En matière de diplomatie, de lutte contre le réchauffement climatique, de recherche, ou d'immigration, "les décisions nationales ne suffiront pas pour régler les problèmes".
Il a ainsi dénoncé la "compétition fiscale" entre les Etats-membres de l'UE et proposé une harmonisation de l'impôt sur les sociétés.
De même, "aucun d'entre nous n'a les moyens budgétaires et politiques de bâtir des défenses nationales. Il faut que nous ayons une démarche européenne en matière de défense". En particulier, "il faut que nous réfléchissions à la manière dont nous traitons notre armement nucléaire dans le cadre européen".
De même, "quiconque prétendra réguler l'immigration dans le cadre national n'y arrivera pas": "ce n'est pas avec des charters qu'on réglera les questions d'immigration" mais avec "une politique de développement du continent africain".
Maxime
10:00 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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