jeudi, 21 septembre 2006

BAYROU ET LES MEDIAS

 
La scène que  raconte ici le Président de l'UDF,  s'est déroulée dans les locaux de LCI, le 12 septembre dernier. Une heure et quart "d'explication virile", dit-il. Pour Lelay, c'est "l'honneur de TF1" qui serait en cause, pour Mougeotte, Bayrou rapporte qu'il a déclaré que si TF1 ne parlait pas autant des autres formaltions politiques que l'UMP et le PS, c'est "qu'il est pour la bipolarisation", c'est à dire seulement deux partis dominants, comme en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis! Pour François Bayrou, ceci est irrecevable, d'autant que selon lui, "Lelay est le premier responsable de la France, avant les politiques"...
 
Pour mémoire voici l'interview de François Bayrou sur TF1 le 2 septembre dernier :
 
 

mercredi, 20 septembre 2006

UNE FOIS DE PLUS !

medium_pourcen.jpgNous y sommes. Une fois de plus ! L'incessante bataille pour savoir si le siège du Parlement européen doit être à Strasbourg ou à Bruxelles connaît une nouvelle péripétie. Les opposants à la capitale alsacienne viennent de récolter plus d'un million de signatures en faveur de l'abandon du site strasbourgeois.

 

Force est néanmoins de constater que la décision ultime reste toujours du ressort des Etats nationaux et que seule une décision prise à l'unanimité pourrait changer la donne. Et que cette question ne semble pas être une préoccupation principale de nos gouvernants. Et pourtant, il faut être vigilant et sans cesse rappeler l'importance que revêt la présence de l'institution la plus démocratique de l'UE au sein de notre région.

 

Si les problèmes du coût des transports et des problèmes écologiques générés par les déplacements sont réels, ils sont néanmoins à relativiser (les déplacements des eurodéputés représenteraient 0.002% du budget de l'UE, un pourcentage identique à l'importance du million de signatures rapporté au nombre d'habitants de l'UE).

 

Le poids du symbole de Strasbourg n'est cependant ni quantifiable ni monnayable. Symbole de l'Europe déchirée par le poids des nationalismes belliqueux, de la réconciliation franco-allemande, de la renaissance d'une Europe généreuse et pacifiée. Strasbourg est, au même titre que Bruxelles, Luxembourg et Francfort, une des capitales de l'UE. La dispersion des sièges des institutions européennes, loin d'être une faiblesse, nous renvoie à la dimension fédéraliste qui est au coeur de la construction européenne et qui constitue l'un des ciments de notre famille politique. Ceci n'est pas négociable.

 

Transférer le Parlement de Strasbourg à Bruxelles reviendrait à priver un des pays fondateurs de l'Union, en proie au doute depuis mai 2005, d'un des rares instruments de proximité entre le citoyen et ses représentants. Cela reviendrait aussi à ignorer l'importance du couple franco-allemand, moteur irremplaçable de l'Europe, dans ce terreau transfrontalier qu'est l'Alsace, au nom d'un prétendu gain d'efficacité.

 

C'est précisément parce que ce serait une erreur politique, démocratique et symbolique que les chefs d'Etat et de gouvernement ne remettront pas en cause le choix du siège du Parlement. Le Parlement est et restera à Strasbourg. Conclusion évidente. Une fois de plus !

 

Thomas JOERGER

samedi, 16 septembre 2006

LES RAISONS DE LA COLERE

medium_images.8.jpgVoici quelques extraits de l’allocution du pape Benoît XVI afin que chacun puisse se faire une idée exacte de « l’offense » faite à l’Islam.

Est-ce que cela justifie de lancer une grenade contre une association de jeunesse chrétienne ? Qui pratique la violence et l’offense ?

Pour faire mentir l'intervention papale, on aurait touvé plus efficace une contestation non-violente : au lieu de cela, des foules éructent, la vie du pape est menacée et une religieuse masacrée... "Tu me trouves violent ? Attends voir, je vais te casser le gueule !" Quelle démonstration de tolérance face à la controverse ! N'est pas Gandhi ou St François qui veut !!!

Benoît XVI a évoqué lors d'un discours le rapport entre foi, raison et violence dans la religion musulmane. Il s'est référé à cette occasion à un livre de l'empereur byzantin Manuel II Paléologue (1350-1425), dont il a commenté des passages.
Dans cet ouvrage, « Entretiens avec un musulman, 7e Controverse », présenté et publié dans les années 1960 par le théologien allemand d'origine libanaise Théodore Khoury (Université de Münster), l'empereur expose le dialogue qu'il a entretenu, probablement entre 1394 et 1402, avec un Persan musulman érudit.

Extraits de l'intervention du pape :
« Dans la septième Controverse éditée par le professeur Khoury, l'empereur aborde le thème du Jihad (la G
uerre sainte). L'empereur devait savoir que la sourate 2-256 dit : "Il n'est nulle contrainte en matière de foi" -selon les spécialistes, c'est l'une des premières sourates, datant de l'époque où Mahomet était encore sans pouvoir et menacé.
Mais l'empereur connaissait aussi naturellement les commandements sur la Guerre sainte contenus (...) dans le Coran. Sans s'attarder sur des détails, comme la différence de traitement entre les « croyants » et les « infidèles », il pose à son interlocuteur, d'une manière étonnamment abrupte pour nous, la question centrale du rapport entre religion et violence.
Il lui dit : "Montre-moi donc ce que Mahomet a apporté de nouveau. Tu ne trouveras que des choses mauvaises et inhumaines, comme le droit de défendre par l'épée la foi qu'il prêchait".
L'empereur, après avoir tenu des propos si forts, explique ensuite en détails pourquoi il est absurde de diffuser la foi par la violence. Une telle violence est contraire à la nature de Dieu et à la nature de l'âme : "Dieu n'aime pas le sang et agir de manière déraisonnable est contraire à la nature de Dieu. La foi est le fruit de l'âme et non du corps. Celui qui veut donc conduire quelqu'un vers la foi doit être capable de parler bien et de penser juste, et non de violence et de menace... Pour convaincre une âme raisonnable, on n'a pas besoin de son bras, ni d'armes, ni d'un quelconque moyen par lequel on peut menacer quelqu'un de mort...".
La phrase décisive dans cette argumentation contre la conversion par la violence, c'est : "Agir de manière déraisonnable est contraire à la nature de Dieu".
L'éditeur, Théodore Khoury, commente à ce propos : pour l'empereur, un Byzantin éduqué dans la philosophie grecque, cette phrase est évidente. En revanche, pour la doctrine musulmane, Dieu est absolument transcendant. Sa volonté n'est liée à aucune de nos catégories, pas même celle de la raison.
Khoury cite à ce propos un travail du célèbre islamologue français (Roger) Arnaldez, qui souligne que Ibn Hazm (un théologien musulman des Xe et XIe siècles) est allé jusqu'à expliquer que Dieu n'est même pas lié par sa propre parole, que rien ne l'oblige à nous révéler la vérité. S'il le souhaitait, l'homme devrait même se livrer à l'idolâtrie ».

Cédric BAILLET, d’après les DNA (15 septembre 2006)

mercredi, 06 septembre 2006

B.A BA

medium_guerre.jpgDepuis la « guerre des boutons », les décideurs qui s’intéressent à notre système éducatif sont des passionnés de la « guerre scolaire » : privé contre public, autorité contre épanouissement, le niveau baisse contre le niveau monte...

Cette année, grand retour de la lutte entre méthodes globale et syllabique. Naturellement dans cette lutte, les partisans de la méthode syllabique me sont les plus sympathiques. Mais je dois avouer que le comique des docteurs en science de l’éducation, avec leur jargon improbable, me rend si hilare que je commence à avoir un faible pour eux...

Franchement, ne réformons pas les IUFM, ce sont des réserves insoupçonnées d’intermittents du spectacle !

Cédric BAILLET

samedi, 02 septembre 2006

DISCOURS DE FRANCOIS BAYROU

Fin du discours de François Bayrou le 2 septembre 2006 lors de l'université d'été de l'UDF à la Grande-Motte .
François BAYROU.
envoyé par UDF

vendredi, 01 septembre 2006

DROIT LOCAL

medium_images.7.jpgLa volonté de centralisation a toujours été très forte en France, soutenue par une classe politique soucieuse de défendre l’égalité sur l’ensemble du territoire. Cette centralisation a souvent eu comme conséquence première d’assécher les particularités des territoires régionaux. Finalement, la centralisation excessive dont a longtemps souffert notre pays a empêché les possibilités d’innovations locales et de s’adapter aux situations diverses de notre territoire.

Pourtant à la suite de la 1ère Guerre mondiale, le gouvernement français a (difficilement) accepté que l’Alsace-Moselle conserve une partie de son droit en application lors de son appartenance à l’Empire Germanique. Le droit local – malgré de nombreuses tentatives pour le voir disparaître – est toujours une réalité. S’il n’est plus menacé de manière directe, le législateur réduit régulièrement ses domaines d’application lors du vote de nouvelles lois.

Par exemple, la « journée de solidarité » risque de rendre caduque l’existence des deux jours fériés légaux supplémentaires : le Vendredi Saint et la Saint-Étienne (le 26 décembre). Judicieusement, des députés d’Alsace-Moselle prévoient l’interdiction de placer la journée de solidarité à ces dates.

Le droit local n’est pas uniquement un patrimoine à préserver, il est vivace et prouve qu’un code civil rationnel peut s’accommoder – et même s’enrichir – de l’existence d’un droit « concurrent ».

L’unité de la République n’est pas mise en danger par les particularismes locaux, ils sont au contraire des sources d’expérimentation et d’adaptation à encourager.

Cédric BAILLET

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