jeudi, 31 août 2006
HISTOIRE GAULOISE
La Belgique a constaté que certaines formations universitaires dispensées dans le Royaume accueillaient une majorité d’étudiants venant de France. Plusieurs filières sont concernées. Entre autres certaines qui, en France, sont soumises à une stricte sélection d’entrée comme les écoles de kinésithérapie et les études de vétérinaires.
En effet, la France n’offre pas assez de postes dans ces écoles. La sélection y est drastique et de nombreux bons candidats échouent par manque de place. En Belgique, au contraire, la sélection se fait au fil du cursus d’étude.
Les critères d’accès à notre système d’enseignement supérieur laisse songeur : la France accepte de former un nombre important (voire illimité) d’historiens de l’art et de sociologues. Pendant que nous laissons le soin à nos amis Belges de former (très bien) les kinés nécessaires à notre population à la démographie vieillissante…
Pour devenir kinésithérapeute, les futurs étudiants auront désormais deux possibilités : une ou deux années à bachoter un concours difficile et purement scolaire pour entrer dans une école d’excellence en France... ou étudier dans une excellente faculté belge en gagnant un tirage au sort !!!
Cédric BAILLET
22:10 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
dimanche, 27 août 2006
M. DUPONT vs WOLD-COMPANY
Face aux grands groupes industriels, le simple consommateur se trouve souvent désemparé. Que peut faire un simple citoyen contre une multinationale !!! Le pot de terre contre le pot de fer.
Cet isolement du consommateur est encore plus vrai avec l’extension de la concurrence à des secteurs qui ont longtemps été des monopoles. Tout le monde a vécu les moments de solitudes face à son téléphone lors de l’arrivée des 118 !!! Pour se guider dans la jungle et pour éviter les dérives des prix, rien de mieux que les associations de consommateurs.
La libre concurrence, qui est introduite lentement dans tous les domaines, implique qu’il puisse y avoir des instances régulatrices mais aussi une possibilité pour le consommateur de pouvoir agir en cas de situation abusive. On sent bien que lorsque EDF ne sera plus qu’un fournisseur d’électricité parmi d’autres, les clients auront besoin de se sentir épaulé en cas de difficulté. L’ouverture de la téléphonie à la concurrence a, fatalement, augmenté les facteurs de recours de la part des consommateurs : entre les erreurs de facturation, la difficulté de trouver un interlocuteur en cas de problème (les différents prestataires se rejettent systématiquement la faute) et les ententes qui faussent la concurrence... nous ne pouvons faire reconnaître nos droits seuls !
La concurrence a la vertu de faire baisser les prix et d’augmenter le choix mais elle implique aussi une complexification des contrats, des offres et de la relation entreprise/client.
Face à cela, la procédure de recours collectif permettrait aux associations de défense des consommateurs d’intenter des actions de groupe. L’action de groupe, en renforçant le rôle de ces associations, permettra de sanctionner plus efficacement les abus des groupes industriels. Cette évolution de notre système judiciaire est nécessaire, nous l’appelons de nos vœux.
Cédric BAILLET
19:55 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
vendredi, 25 août 2006
C'EST LA RENTREE !
Fin août, période de la rentrée politique... comme chaque fin d’été, les partis organisent leur université d’été qui est l’occasion d’entamer des réflexions sur les besoins de notre pays, les réformes nécessaires et les programmes électoraux.
La fin de l’été pour les partis politiques c’est un peu comme le 1er de l’an : la période des bonnes résolutions. Les temps sont neufs et après plusieurs semaines de diète d’actualité, les journalistes et les Français s’intéressent à nouveau à la marche de notre monde.
On commence alors l’année sur des images de nouveautés, de dynamismes et de sérieux : les jeunes générations de militants se réunissent au soleil pour analyser studieusement les problèmes de notre société...
Et pourtant, les vieilles méthodes sont immédiatement de retour, la collection automne-hiver est la même depuis plus de 20 ans : les jamboree politiques permettent surtout aux vieux loups de transmettre leurs ruses à leurs futurs successeurs. En bref, un groupe social qui se reproduit (Ah Bourdieu !).
En réalité, la classe politique se renouvelle tellement lentement que les nouvelles générations apprennent d’abord la patience... en espérant qu’elles ne perdent pas leurs convictions et leur désir de changement.
Les présidentiables du PS vont manoeuvrer pour être visibles à La Rochelle puis – après la tournée des plages – l’UMP se retrouvera à Marseille. Et à l’UDF ? Ne mentons pas : c’est idem. L’attrait de la politique-paillette existe et les manœuvres politiciennes aussi... Et pourtant.
Pourtant un vrai mouvement vers de nouvelles méthodes existent : la volonté de concertation, l’envie d’union, de dépasser les clivages habituels. Notre pari centriste peut faire évoluer la pratique de gestion d’un pays. Reste à savoir si les médias s’attacheront toujours aux paillettes... Reste à savoir si nous saurons valoriser nos idées...
Cédric BAILLET
00:25 Publié dans Point de vue | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note


