mercredi, 12 avril 2006

DISPARITION DU PARLEMENT?

D’année en année c’est la même histoire qui revient :
le vote du calendrier du Parlement européen qui intervient en avril, est assorti d'une pléthore d'amendements proposant, mois par mois, la tenue de toutes les sessions à Bruxelles. Cette fois çi, à la surprise générale, les traditionnels amendements ont été remplacés par une demande de report du vote, sous prétexte de clarifier « les conditions de travail du Parlement » : stressés par les déplacements entre Bruxelles et Strasbourg, les élus ne pourraient plus remplir leurs obligations...
Cette demande a finalement été rejetée.
Cette nouvelle attaque s'inscrit dans une logique qui se renforce jour après jour et où l’on dénonce la gabegie de l'Europe à travers les implantations du Parlement, exemple de mauvaise gestion, au détriment des contribuables.

Pour, en quelque sorte, « défrayer » Strasbourg, certains proposent l'installation du futur institut de technologie européen dans la capitale alsacienne, en lieu et place du Parlement. La création de cet institut, qui devrait concentrer en un seul lieu plusieurs laboratoires de recherche « nationaux » pour les faire travailler en symbiose européenne, a été arrêtée le 23 mars au Conseil de Bruxelles.

L'implantation n'a pas été fixée... mais Strasbourg aurait de réelles chances.
La question est de savoir si ce “chantage “ aura bien lieu ou si, comme le sous-entend Jacques Chirac , l'implantation à Strasbourg de l’institut pourrait se faire tout en conservant le parlement européen ? Pas sur...
Ou alors si on garde le siège et que l’institut aille ailleurs... quelle sera la réaction des élus locaux ??? Je me le demande bien...

Je ne suis pas pessimiste mais je pense que le jour viendra où le parlement quittera Strasbourg. Je pense que les élus devraient prendre en compte cette question. Peut être qu’un nouveau grand projet Politique européen devra se réaliser à Strasbourg s’appuyant sur le Conseil de l’Europe ( puisqu’il ne faut pas oublier que le Conseil de l’Europe à son siège à Strasbourg...)


Maxime Gallezot

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